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Epidémiologie


1 - Epidémiologie du ronflement simple

La prévalence se définit comme la proportion d'une population présentant la maladie.

Une récente étude épidémiologique réalisée en France montrent qu'environ 63% des hommes et 37 % des femmes entre 40 et 65 ans sont définis comme des ronfleurs épisodiques habituels.
Prévalence du ronflement selon le sexePrévalence du ronflement
Cependant, lorsque cette étude porte sur des couples mariés, et que l'on interroge le conjoint, le pourcentage de ronfleurs apparaît beaucoup plus important.

Ainsi, 85% des hommes et 55 % des femmes sont considérés comme des ronfleurs par leur conjoint.
La subjectivité des réponses et leur imprécision ont rendu nécessaire de définir un index de ronflement (IR) par heure de sommeil.


Cet index est mesuré lors de l'enregistrement du sommeil ou polysomnographie
polysomnographiepolysomnographie
Ainsi, on définit un ronfleur lorsque son index de ronflement est supérieur à 30.

Intensité du ronflement

Index de ronflement

Non ronfleur

< 30

Ronfleur simple

30 à 50

Ronfleur modéré

50 à 300

Ronfleur sévère

> 300

ronflement femininronflement feminin



Au terme de ces mesures, on considère que  25% des hommes et 15% des femmes souffrent d'un ronflement important pathologique.

Facteurs de risque du ronflement

Un certain nombre de facteurs sont parfaitement identifiés comme facteurs de risque de survenue d'une pathologie du ronflement :

L'indice de masse corporel (IMC) est un outil inventé par les médecins pour évaluer les risques sanitaires liés au surpoids.


Il est calculé en divisant la taille par le poids au carré.

syndrome de pickwickFat Joe: obésité et ronflement

IMC (kg/ m²)

Interprétation
(
d'après l'OMS)

Moins de 16.5

Dénutrition

16.5 à 18.5

Maigreur

18.5 à 25

Corpulence normale

25 à 30

Surpoids

30 à 35

Obésité modérée

Plus de 40

Obésité massive

La surcharge pondérale, définie par l'index de masse corporel (exprimé en kg/m²), est un facteur de risque clairement reconnue de maladie du ronflement. 

On considère que la fréquence du ronflement est deux fois plus élevé chez les sujets obèses ques chez les sujets non obèses.
L'AGE:  est un facteur clairement établi de ronflement.

Le voile du palais va en vieillissant, subir des transformations de type hypertrophique au niveau de ses deux composants musculaire et muqueuse. 
Les muscles du voile et notamment la luette, vont augmenter de volume au fur et à mesure de leur activité incessante au fil des ans, comme soumis à un véritable "body building".
influence anatomique de l'âgemodification du voile avec l'âge

La muqueuse du pharynx est soumise, tout au long de la vie, à des agressions alimentaires sous forme d'épices, d'acides, de chaud, auxquelles il faut ajouter alcool et tabac, pour ne citer que l'essentiel.

La conséquence sera un épaississement de ses couches muqueuse et sous muqueuse, donc une augmentation globale de son volume.

Au total avec l'âge apparaissent les facteurs constants du ronflement :

  • augmentation de volume du voile, de la luette et de la langue

  • allongement du voile

  • rétrécissement du calibre des voies aériennes supérieures.
Le sexe masculin : on retrouve une très nette prédominance masculine dans la fréquence de survenue d'un ronflement.
L'obstruction nasale : est un facteur indiscutable de ronflement.

cette obstruction peut avoir une origine architecturale (déviation de cloison nasale) ou muqueuse (rhinite chronique).
Le Reflux gastro-oesophagien (RGO): 
Le RGO apparaît comme un facteur d'aggravation du ronflement.
consommation d'alcoolconsommation d'alcool
L'alcool :

entraîne une baisse importante du tonus musculaire des muscles dilatateurs pharyngés. Ce mécanisme a pour effet une augmentation de la résistance à l'ecoulement de l'air et l'apparition d'un ronflement.
tranquillisant, somnifèrestranquillisant, somnifères
les tranquillisants, les somnifères..


agissent par le même mécanisme de baisse du tonus musculaire.
tabagisme megotstabagisme
le Tabagisme :


Le tabac en générant une inflammation chronique de la muqueuse réduit le calibre des voies aériennes supérieures.

2 - Epidémiologie des apnées du sommeil

Prévalence du syndrome d'apnée du sommeil

La prévalence du SAOS est estimée à 4% chez les hommes et 2 % chez les femmes âgées de 30 à 60 ans.

Influence du sexe :

influence du sexeprévalence du SAS chez l'homme

La prévalence du SAOS chez l'homme est en règle trouvée 2 à 3 fois supérieure à sa prévalence chez la femme.

Cette différence est probablement liée à une influence hormonale. En effet le statut hormonal de la femme est fondamental dans le risque d'apparition d'un SAS.


Les récentes études démontrent que la prévalence est basse chez les femmes non ménopausées (0.5%) ou prenant un traitement hormonal substitutif (0.6%) alors qu'elle est élevée chez les femmes ménopausées ne recevant pas de traitement hormonal substitutif (3%).

Influence du poids :

obésité balancerisque lié à l'obésité
L'obésité :

On considère qu'un IMC > 30 kg/m² est un facteur de risque majeur d'apparition d'un SAOS.


Cependant tous les obèses ne présentent pas d'apnées pendant leur sommeil.
circonference du coucirconference du cou
La circonférence du cou apparaît comme un meilleur indicateur que l'obésité elle-même.

En effet, plus que l'obésité elle-même, la répartition adipeuse au niveau du cou semble être un facteur prédictif d'un SAOS.  

Cette infiltration graisseuse se situe au niveau des parois latérales du pharynx,  de la base de la langue et de la luette. Elle aboutit à un rétrécissement des voies aériennes supérieures source d'apnée.

On considère actuellement qu'une circonférence du cou de plus de 40 cm est un facteur de risque important d'apparition d'apnée du sommeil.

Influence de l'âge

influence de l'âgeinfluence de l'âge


Les patients âgés de plus de 65 ans ont des index d'apnée deux fois plus élevés que dans la tranche d'âge inférieure à 45 ans.

Facteurs génétiques

La transmission génétique de différents facteurs de risque impliqués dans le syndrome d'apnée du sommeil est démontrée.

On retrouve ces facteurs génétiques notamment dans l'obésité, et dans certains troubles de l'architecture du squelette maxillo-facial.